En pratique, retenez ceci
- Licence accès santé : La LAS à Besançon combine une majeure universitaire et une mineure santé pour préparer aux études de santé tout en garantissant une licence.
- Concours santé Besançon : L’accès aux filières MMOPK dépend du classement national, avec un numerus apertus limité et très sélectif.
- Tutorat LAS Besançon : Le tutorat étudiant joue un rôle clé dans la préparation aux épreuves écrites et orales, avec un accompagnement gratuit et personnalisé.
- Épreuves orales PASS LAS : Les oraux représentent jusqu’à 30 % de la note et évaluent la motivation, la communication et l’empathie des candidats.
- Réforme PASS LAS 2027 : Des évolutions sont attendues vers plus de fluidité entre PASS et LAS, avec un accent accru sur les compétences non techniques.
Chaque printemps, des centaines de lycéens observent leur classement sur Parcoursup avec une angoisse compréhensible. À Besançon, comme ailleurs, l’accès aux études de santé tient autant à la rigueur académique qu’à une stratégie bien rodée. La Licence Accès Santé (LAS) s’impose comme une voie sérieuse pour ceux qui souhaitent allier une formation universitaire solide à un projet médical clair. Mais comment naviguer entre licence classique et exigences de santé sans se perdre en chemin ?
Comprendre le fonctionnement de la LAS à l'Université de Franche-Comté
La LAS à Besançon ne suit pas le modèle traditionnel d’une filière sélective dès la première année. Elle repose sur un double cursus : une majeure disciplinaire (comme la psychologie, les sciences du vivant ou le droit) associée à une mineure santé. Cette combinaison permet de valider une licence complète tout en visant l’intégration en deuxième année des études de santé.
De nombreux étudiants choisissent d'utiliser une passerelle universitaire spécifique pour accéder à médecine via la LAS, optimisant ainsi leurs chances de réussite. L’un des atouts majeurs de ce parcours ? Il n’y a pas de compensation entre les deux volets. Chaque matière compte, et la moyenne finale est déterminée par l’ensemble des épreuves, sans rattrapage automatique.
Le double cursus : majeure disciplinaire et mineure santé
Concrètement, l’étudiant inscrit en LAS suit les enseignements de sa licence tout en suivant des modules dédiés à la santé. Ces derniers couvrent des thèmes comme l’anatomie, la biologie cellulaire ou les bases de la pathologie. La difficulté ? Gérer le volume sans sacrifier l’une des deux composantes. Une mauvaise moyenne en majeure peut compromettre l’ensemble du projet, même avec un excellent score en mineure.
Les filières MMOPK accessibles à Besançon
À l’issue de la première année, les meilleurs classés peuvent intégrer l’une des cinq filières MMOPK :
- ➡️ Médecine - 9 ans d’études minimum pour devenir médecin généraliste
- ➡️ Maïeutique - Formation de sage-femme en 5 ans
- ➡️ Odontologie - Études de dentiste sur 6 ans
- ➡️ Pharmacie - 6 ans pour exercer en officine ou industrie
- ➡️ Kinésithérapie - Diplôme d’État en 4 ans
Le choix dépend du classement et du nombre de places disponibles dans chaque domaine.
Places disponibles et sélectivité : les chiffres clés en 2026
La compétition est rude, car le numerus apertus fixe un nombre limité de places. À Besançon, la répartition tend à évoluer vers un équilibre entre PASS et LAS, autour de 50 % pour chacune des voies. Toutefois, certaines filières attirent davantage de candidats, ce qui durcit la concurrence.
Analyse du numerus apertus bisontin
Voici une estimation des capacités d’accueil en première année, selon les filières proposées :
| 🎓 Filière | 📍 Places en LAS (estimées) | 📊 Taux de sélection (ordre de grandeur) |
|---|---|---|
| Médecine | Environ 40 | Moins de 10 % des candidats LAS |
| Pharmacie | 12 à 15 | Environ 15 % |
| Odontologie | 10 à 12 | Environ 12 % |
| Maïeutique | 8 à 10 | Autour de 20 % |
| Kinésithérapie | 15 à 18 | Environ 25 % |
(vous allez voir) que les filières à très faible effectif, comme la LAS en Philosophie ou en Sciences pour l’ingénieur, peuvent paradoxalement offrir de meilleures chances de classement, simplement parce qu’elles attirent moins de candidats.
Stratégies d'organisation pour valider sa licence accès santé
Réussir en LAS ne tient pas seulement à la quantité de travail, mais à sa qualité. Beaucoup d’étudiants débutent l’année avec de bonnes intentions, puis se laissent déborder par l’accumulation des contrôles. L’enjeu ? Instaurer une routine viable sur la durée.
L’une des clés repose sur la répétition espacée. Cette méthode consiste à revoir les notions à intervalles réguliers, ce qui renforce la mémorisation à long terme. Appliquée aux cours d’anatomie ou de biologie, elle évite la surcharge en fin de semestre.
Mais tout bien pesé, même la meilleure méthode échoue sans un minimum de soin personnel. Le sommeil, souvent négligé, joue un rôle crucial dans la consolidation des apprentissages. Dormir moins de 7 heures régulièrement nuit à la concentration et à la résilience face au stress. Il faut pas se leurrer : un esprit reposé retient mieux qu’un cerveau surmené.
Le soutien pédagogique : Tutorat santé et préparations privées
À Besançon, le Tutorat Santé est un levier majeur de réussite. Géré par des étudiants de deuxième année et au-delà, il propose des colles, des concours blancs et un accompagnement personnalisé. Ce système, gratuit et ancré dans la vie universitaire, permet de se confronter au format des épreuves réelles dans des conditions proches du stress du jour J.
Le rôle du Tutorat Santé de Besançon
Ce collectif offre aussi un système de parrainage, où chaque nouveau venu est mis en relation avec un tuteur expérimenté. Ce lien humain fait souvent la différence, surtout en période de doute. Certains complètent cette aide par des préparations privées, mais cela reste une option coûteuse et non indispensable. La rigueur et l’accompagnement local suffisent souvent.
Les épreuves orales : le dernier rempart avant l'admission
Les écrits ne décident pas tout. À Besançon, les oraux peuvent représenter jusqu’à 30 % de la note finale. Ils visent à évaluer les compétences transversales : communication, empathie, motivation. Le format type ? Des mini-entretiens multiples (MEM), où le candidat évolue en rotation devant plusieurs jurys.
Le stress est légitime, mais il se travaille. Une préparation méthodique, avec des simulations en situation réelle, permet de gagner en aisance. Le langage corporel, l’écoute active et la clarté de l’expression comptent autant que le fond. On en parle rarement, mais un sourire sincère ou un regard bien posé peuvent faire pencher la balance.
Préparer les mini-entretiens multiples
Le jury cherche un futur professionnel de santé, pas un robot récitant des fiches. Il s’attend à des réponses structurées, mais aussi à une attitude posée. Travailler des questions classiques (“Pourquoi médecine ?”, “Qu’attendez-vous d’un bon praticien ?”) est utile, mais il faut aussi s’entraîner à improviser sur des thèmes d’actualité (bioéthique, accès aux soins, etc.).
Gérer son stress face au jury
La respiration profonde, la visualisation mentale et des pauses courtes avant chaque rotation aident à garder son calme. L’erreur à éviter ? Tenter de paraître parfait. L’authenticité, même avec des imperfections, est mieux perçue qu’un discours trop rodé.
Le système du double seuil
À la fin des écrits, deux groupes se distinguent : ceux qui sont “admis directs” grâce à leur classement, et ceux qui doivent passer les oraux pour espérer intégrer. Ce “double seuil” permet de repêcher des étudiants solides mais malchanceux aux épreuves écrites. Il ajoute une dimension humaine au processus, mais aussi une pression supplémentaire.
Réforme 2027 : ce qui change pour les futurs candidats
Les discussions autour de la réforme de l’accès aux études de santé en 2027 laissent présager des ajustements. Certains évoquent une harmonisation accrue entre PASS et LAS, voire des passerelles plus fluides. Les coefficients des épreuves pourraient être revus, avec un poids accru donné aux compétences non techniques.
Évolutions du parcours de soins et d'études
On parle également d’une meilleure intégration des filières de rééducation ou de prévention dans les débouchés possibles. L’objectif ? Former des professionnels plus complets, capables de s’insérer dans des parcours de soins coordonnés.
Inscriptions et calendrier administratif
Les inscriptions sur Parcoursup ouvrent après les résultats du bac, mais les démarches administratives à l’université de Franche-Comté commencent généralement début juillet. Il est crucial de ne pas attendre le dernier moment, surtout si des documents justificatifs sont nécessaires. Le calendrier académique, avec ses dates de rentrée et de premiers contrôles, doit être anticipé dès juin.
Les questions les plus habituelles
Vaut-il mieux choisir une LAS ou un PASS à Besançon pour médecine ?
Le choix dépend du profil. La LAS convient aux étudiants désireux de renforcer une discipline non médicale tout en gardant un pied dans la santé. Le PASS, plus intensif, se concentre exclusivement sur les matières scientifiques. Pour les profils organisés et curieux, la LAS offre une sécurité : si l’accès santé échoue, la licence est validée.
Que se passe-t-il si je valide ma licence mais échoue à la mineure santé ?
Dans ce cas, vous pouvez poursuivre en deuxième année de licence classique, sans possibilité d’accéder aux études de santé cette année-là. C’est un atout majeur de la LAS : elle préserve un parcours universitaire même en cas d’échec à la sélection santé.
Je sors du lycée, comment bien choisir ma majeure LAS ?
Privilégiez une matière dans laquelle vous avez de bonnes bases et un réel intérêt. Réussir en majeure est essentiel pour la moyenne globale. Si vous avez aimé la biologie, les sciences du vivant sont un choix logique. Si vous êtes plus à l’aise en sciences humaines, le droit ou la psychologie peuvent être pertinents.
Quelles sont les garanties de redoublement en cas d'échec au concours ?
Contrairement au PASS, qui ne permet pas de redoubler, la LAS autorise un deuxième passage. Vous pouvez tenter à nouveau l’accès santé l’année suivante, tout en continuant votre licence. Cette seconde chance est un levier important pour les étudiants proches du seuil d’admission.